L'Algérien Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe jihadiste Al-Mourabitoune, fidèle à Al-Qaïda, "est sans doute à l'origine" de l'attentat à l'hôtel Radisson Blu à Bamako, a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Plus tôt, Reuters a annoncé que El-Mourabitoun, le groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda dirigé par Belmokhtar, a revendiqué l'attentat. Une revendication annoncée en soirée par Al-Jazeera. "Nous les Mourabitoune, avec la participation de nos frères (...) d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, revendiquons l'opération de prise d'otages à l'hôtel Radisson", indique la voix d'un homme dans ce bref extrait diffusé par la chaîne basée à Doha.

Selon le groupe hôtelier Rezidor, qui gère l'hôtel Radisson Blu, "140 clients et 30 employés", ont été retenus en otage par les assaillants. La présence de ressortissants français dans l'hôtel au moment de l'attaque a été confirmée à L'Express.

il n'y aurait pas de Français" parmi les tués.
Selon la télé malienne, 80 otages ont été libérés.

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- L'hôtel visé par l'attaque est bien celui où dorment les équipages d'Air France. 10 membres d'équipage et deux pilotes ont été exfiltrés et mis en sécurité.   
 

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Un Belge a été tué dans la prise d'otages de l'hôtel Radisson de Bamako, a annoncé vendredi son employeur, le Parlement de la communauté française de Belgique.

"[Il] était en mission à Bamako dans le cadre d'une convention de collaboration avec la francophonie parlementaire pour une durée de trois jours", a fait savoir l'assemblée dans un communiqué.

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Trois personnes soupçonnées d'être impliquées dans l'attaque meurtrière vendredi contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako sont "activement" recherchées, a affirmé samedi à l'AFP une source de sécurité malienne.

Selon un bilan communiqué vendredi soir par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, l'attaque a fait 21 morts et sept blessés.
De son côté, une source militaire malienne avait fait état d'au moins 27 tués parmi les résidents et employés de l'hôtel et trois assaillants abattus "ou qui se sont fait exploser".


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L’état d’urgence est décrété « sur l’ensemble du territoire malien » pour une durée de dix jours à compter de la nuit de vendredi à samedi, a annoncé le gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaires quelques heures après une attaque avec prise d’otages meurtrière à Bamako.

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le Conseil des ministres a aussi décidé d' »instituer un deuil national de trois jours sur toute l’étendue du territoire national » à compter de lundi, « en hommage aux victimes de la prise d’otages ».

Dans un discours à la Nation diffusé par la télévision publique, le président a fait état d’un bilan de 21 morts et sept blessés dans l’attaque, sans précisions d’identités et de camps. « La terreur ne triomphera pas », « vive le Mali, le terrorisme ne passera pas », a-t-il notamment dit.

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Des Russes, trois Chinois, un Américain, et un haut fonctionnaire belge en mission à Bamako figurent parmi les victimes, ont annoncé leurs pays respectifs.

Les forces spéciales françaises venues de Ouagadougou, au Burkina Faso voisin, ont participé aux opérations « en assistance des forces maliennes », a expliqué vendredi soir le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

La France, qui intervient militairement au Mali depuis janvier 2013, avait également envoyé une quarantaine de membres du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Sont également intervenus des membres de la Mission de l’ONU, la Minusma, et des forces américaines.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a condamné vendredi cette « attaque terroriste odieuse », soulignant qu’elle se produisait « à un moment où des progrès importants sont constatés dans le processus de paix » entre le gouvernement et l’ex-rébellion à dominante touareg du Nord, signataires d’un accord de paix en mai-juin.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ainsi que les groupes armés pro-gouvernementaux ont également condamné la tuerie.

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