La France a une longue tradition et de démocratie et de laïcité, et de critique par le biais de la caricature

d'autres pays et civilisations n'ont pas les mêmes traditions du tout ni la même culture

c'est une chose que de tenir à nos traditions et notre culture, nos libertés dans notre pays
c'est une autre chose d'exporter le produit de toutes ces traditions et libertés vers des lieux qui ne partagent pas du tout les mêmes "vues" que nous, la même culture que nous

lorsque j'étais jeune, je ne comprenais pâs du tout l'humour dit "anglais", et il n'est pas certain que je le comprenne en profondeur à présent, malgré le fait que je comprends l'anglais
il est difficile de pénétrer complètement une culture qui n'est pas sienne depuis le berceau, et de s'y identifier

je comprends tout-à-fait que des chefs d'état, solidaires avec la France pour la défense de ses enfants et de ses libertés, puissent en même temps hésiter ou refuser dans leur pays qui ont leurs lois et cultures propres, à autoriser la diffusion d'une publication pouvant être jugée offensante chez eux.


mais je comprends que dans certains pays qui ne sont pas régis par la laïcité et la liberté d'expression, la "une" présente de l'Hebdo puisse donner lieu à de violentes ripostes, et que dans ce contexte, des chefs d'état qui sont venus défendre dimanche la liberté d'expression en France, ne soient pas enclins à la diffusion du journal dans leurs pays où leur lois sont différentes des nôtres.
Et je déplore profondément toutes ces vagues de violences protestataires contre le fait qu'en France, nous ne suivions pas leurs lois et n'interdisions pas la publication de caricatures religieuses.

 

Fleur d'Atlas

 

 

je recopie ici un commentaire que je faisais ailleurs le 15 janvier au sujet de la couverture de Charlie hebdo:

 

mon commentaire:

je ne suis en accord total avec ce que dit ce pasteur * au sujet du pardon, il faudrait reprendre et commenter chaque point, ce serait une discussion théologique et je ne pense pas du tout que l'équipe qui s'est éclatée de rire à la confection de cette "une" comme on a pu la voir dans des vidéos, voulait entrer dans cette dimension.

D'ailleurs le pardon chrétien a toujours été un "scandale" aux yeux des "pharisiens" (ceux qui croient dominer la "loi" et être plus orthodoxes que Dieu lui-même! )
Oui c'est un scandale aux yeux des hommes qu'un Dieu dont on éxécute le fils bien-aimé, soit prié par le fils mourant lui-même sous le suplice, de pardonner aux hommes, tous les hommes de tous les temps, toutes les fautes qu'ils firent, font et feront, et de plus, de pardonner le meurtre de son fils unique envoyé par ses soins pour précher amour et paix!!!

Charlie entretien le scandale et force le trait, mais dans la tendresse, le désespoir et l'absurde des incompréhensions, tout en laissant la porte ouverte, en haut, là où "ça pardonne". Le blanc et le vert utilisés ne sont pas indifférents pour donner une idée de purification et de printemps nouveau, donc d'espérance malgré les larmes.

une chose est certaine, le personnage central ne se reconnaît pas comme l'inspirateur des crimes dont on lui donne la "paternité", lui il s'identifie à Charlie, donc au victimes et aux privés de liberté d'expression. Il est statufié dans ce qu'on lui attibue d'avoir dit, pensé, écrit, dans les interprétations qui en ont été faites, il n'a pas le droit d'être en désaccord, de taper du poing sur la table, de remettre les choses au point. Le culte (par autrui) de sa personnalité va à l'encontre de ses véritables inclinaisons et projets, il n'est pas libre, sauf de pleurer sur la barbarie, l'incohérence, l'absurde des situations.

C'est comme si l'équipe nous disait: "ah si vous pouviez voir ce qu'"il" en pense, ça vous en boucherait un coin vous n'auriez plus envie de vous battre ou alors vous sauriez que c'est de votre propre initiative, et non par son ordre. Non, tout cela n'a pas de sens au sens où vous l'entendez!"

La mystique que je suis verrai dans les larmes comme la résolution du problème, l'eau du baptême qui lave, l'eau qui jaillit en source vive du coeur de celui qui est blessé à mort, donc un symbole du pardon divin inconditionnellement scandaleux. Donc une boutade en effet de la part de cette équipe anticléricale et antisymbolique.

A part cela, j''y verrai peut-être également d'autres significations davantage dans un esprit critique comme: "qui peut penser que tout sera réglé en quelques secondes?", mais je préfère m'en tenir pour le présent au côté "ouvert" de la phrase notée.
 
de fleurdatlas le 2015-01-15 à 00h53
 

* Le philosophe Olivier Abel décrypte le titre du "Charlie Hebdo" de cette semaine et revient sur la notion de pardon. Interview.