Eviter la violence "douce"

Vous remarquerez ici la subtilité des « violences douces ». Elles sont si subtiles qu’elles en sont généralement invisibles. Heureusement, elles ne sont invisibles que pour ceux qui ne savent pas qu’elles existent. Quand on a compris ce mécanisme, elles nous apparaissent clairement et peuvent spontanément diminuer.

Mais au début, quand on commence à en prendre conscience, ce peut être douloureux, car nous découvrons que nous semons du trouble justement là où nous pensions amener paix et bien être.

Imaginez un enfant à qui on donne des peluches pour le calmer. Puis, imaginez qu’il pleure davantage à chaque fois qu’on les lui donne. Nous en serions désolés car ce n’est pas l’effet que nous voulions produire. Puis, mettant des lunettes adaptées, nous découvririons horrifiés que ce que nous croyions être des peluches étaient en fait des oursins. Une fois qu’on le voit, ça devient facile. Mais avant d’avoir les lunettes, ça nous était impossible.

La difficulté, quand nous mettons ces lunettes est que nous voyons plein de monde « donner des oursins » pour calmer (croyant donner des peluches). Cela ressemble un peu à des scènes d’horreur où l’on aurait envie de dire « Stop ! Arrêtez tout ça ! ». Mais comme ceux qui commettent cette maladresse ne le font pas volontairement, leur dire « stop » avec cette violence les agresserait et ne produirait rien de bon. Nous horrifier ne nous mènerait à rien.

Prendre conscience de tout cela peut sembler bien douloureux dans un premier temps. Pour y remédier nous avons besoin de bien comprendre ce qui fait la considération, de façon à pouvoir la mettre en œuvre facilement, et de façon à éviter de donner des oursins en guise de peluches.

 

Avoir de la considération pour la personne, pour l'enfant

Différencier l’individu de son problème

Pour être dans cette attitude de considération, un des points clé est de ne pas confondre la personne qui a un problème, avec ce problème lui-même.

 

source

 

« Vous dites : c’est fatigant de fréquenter les enfants. Vous avez raison. Vous ajoutez : parce qu’il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s’incliner, se courber, se faire petit. Là, vous avez tort. Ce n’est pas cela qui fatigue le plus. C’est plutôt le fait d’être obligé de s’élever jusqu’à la hauteur de leurs sentiments, de s’étirer, de s’allonger, de se hisser sur la pointe des pieds, pour ne pas les blesser. » Janusz Korczak


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Colères d'enfants

voilà une attitude correcte par rapport aux colères de l'enfant:

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qui feront que l'individu plus tard ne s'autopunira pas indéfiniment en s'empêchant d'exprimer ses sentiments, ses ressentis et ses opinions, ne s'entretiendra pas dans la confusion affective, et pourra librement évoluer dans des contextes favorables ou défavorables envers ses opinions et ses engagements

 

 

 

(à suivre...)