"La peste, Marseille 1720"
17 juin 1982

Ce film de Michelle Porte évoque sous forme de chronique la grande peste qui décima Marseille en 1720. Un narrateur dont on n'entend que la voix (Dionys MASCOLO), qui aurait pu être un notable de l'époque, rend compte au fil des jours de la progression du mal dans la ville. Ce texte imaginé à partir de sources authentiques prend tout sa force grâce aux images filmées du Marseille d'aujourd'hui, vide de toute vie, et à la musique de DELALANDE, "Trois leçons des ténèbres". Les tableaux représentant la peste à Marseille peints par Michel SERRE sont les seules illustrations de l'époque données au regard du spectateur.
Les quartiers les plus anciens que Michelle Porte a filmés (ceux dont les ouvertures sont bouchées par des parpaings et qui étaient demeurés tels qu'en la période de la grande peste) ont été démolis juste après le tournage de ce documentaire.

 

qui est l'auteur de ce documentaire?

 Bord de l'eau - Michelle Porte. Entre Documentaire Et Fiction: Un Cinéma Libre

 

 

d'autres documentaires et débats:

Dans le quartier du Panier à Marseille, en 1994, les travaux préparatoires d'un immeuble en construction révèlent la présence d'un charnier regroupant de nombreuses dépouilles. Très vite, l'origine en est identifiée. Il s'agit d'un charnier de pestiférés datant du 18e siècle.

 

 

 En mai 1720, quand le bateau le «Grand-Saint-Antoine» arrive à Marseille, il est porteur d'un des plus grands fléaux : la peste. En quelques jours, la maladie se propage dans la ville. Pourtant les autorités de la ville avait tous les moyens de se prémunir d'une épidémie. Près de trois cents ans après, grâce à des documents d'archives accablants, les dessous d'un drame, qui décima la moitié de la population marseillaise, sont

 

 

Suppléments scientifiques:

Pister la peste au fil des siècles - Communiqués et dossiers de presse - CNRS

MOYEN ÂGE Il y a eu au moins deux souches de la peste noire | La Recherche

La peste, une maladie ré-émergente ? | Passeur de sciences

La Grande Peste de Marseille de 1720 n'est pas venue d'Asie. Le bacille tueur était sur place - 31 janvier 2016 - Sciencesetavenir.fr

 

Suppléments historiques:

Les épidémies et les pestes au Moyen Âge.

 

Peste Noire (1347 - 1351):

La Peste Noire ayant dépeuplé la région, le Roi de France, nouveau maître en Aquitaine, fait appel à des immigrants de langue d'oïl,  les "gavaches", venus de Saintonge, du Poitou et de Vendée. Cette population s'installe principalement dans ce qui sera appelé "la petite gavacherie" (région de Monségur).
      L'implantation des gavaches ne s'est probablement pas limitée strictement à cette zone : on trouve à Cavarc (canton de Castillonnès) la ferme des "Gabachous", forme occitane de "Gavaches".
(Les gens du Dropt)

Le lieu s'appelle la Gavache, du nom que les habitants de Pondaurat donnaient aux gens du Nord, de Vendée ou de Charente, appelés à repeupler le Sud-Gironde dévasté par la peste noire il y a quelques centaines d'années.
(La haute ingénierie numérique se met au vert)

À la fin de la Guerre de Cent Ans (1453) qui se solde par une victoire des armées du Roi de France (Bataille de Castillon), la Guyenne est ruinée et dépeuplée par les pertes humaines causées par les combats entre Gascons et Anglais d'un côté et Français de l'autre.

Les seigneurs gascons locaux font alors appel en masse à la main d’œuvre étrangère (Poitou, Angoumois, Saintonge, Limousin, mais aussi Périgord) pour cultiver les terres laissées à l’abandon.

L’autre appel de bras venus de territoires étrangers à la Gascogne fut conséquent aux pertes humaines causées par la peste noire qui sévit dans la région de 1520 à 1527.

Ces nouveaux occupants s'établirent jusqu’à Monségur, au sud-est de l’Entre-deux-Mers formant un îlot de langue d'oïl noyé au cœur de l'Occitanie.

Ils sont nommés par les Gascons "Gavaches" et on appelle ce noyau isolé la « Gavacherie », les « Gavaches » étant des « étrangers », entourés de Gascons, tandis que les populations frontalières des Gascons en Libournais étaient nommées « Gabayes ».

Par extension, on a appelé "Pays gabay" la zone ou on parlait le dialecte "gabay" qui est donc principalement une variante du saintongeais lui-même variante du poitevin-saintongeais2,3,4,5,6,7, 8 importé par ces travailleurs migrants.
(wikipedia Pays Gabay)