Voir article précédent de décembre 2015:

Favoris de fleurdatlas sur karmaos [KNTHMH copyrights] | Une honte! allons-nous continuer à fermer les yeux?

Pour Suzie Rotjman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes, Jacqueline Sauvage «était frappée sans cesse, elle était violée, les gamins étaient violés, elle n'a pas réussi à porter plainte parce qu'elle n'était pas aidée». D'après les trois filles du couple, leur mère «a souffert tout au long de sa vie (...), victime de l'emprise de [leur] père, homme violent, tyrannique, pervers et incestueux».

Dans un cas similaire, Alexandra Lange avait été acquittée

(source: Cinq questions autour de l'affaire Jacqueline Sauvage)

Elle (cette grâce présidentielle) n'ouvre pas pour autant, face aux revendications qui se sont élevées, la voie à une modification de la loi en faveur d'une reconnaissance de légitime défense "différée". Elle se limite à un "cas" et se garde d'épouser une "cause".

(source: Jacqueline Sauvage et l’habile compromis de la grâce présidentielle | Chroniques judiciaires)

 

Communiqué publié par la présidence de la République. François Hollande a décidé d'accorder "une remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement de 2 ans et 4 mois ainsi que de l’ensemble de la période de sûreté qu’il lui reste à accomplir. Cette grâce lui permet de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle".

Chaque mot a été pesé au trébuchet et mérite que l'on s'y arrête, tant la tempête politico-médiatique déclenchée a posteriori par cette affaire est venue brouiller les cartes. Précisons d'abord une évidence : la grâce partielle décidée par le président de la République ne change rien au fond ; Jacqueline Sauvage reste condamnée pour "meurtre aggravé". La légitime défense, plaidée par sa défense et rejetée par deux cours d'assises composées respectivement de neuf membres en première instance – six jurés citoyens et trois magistrats professionnels – et de douze en appel, neuf jurés et trois magistrats – n'est pas davantage reconnue.

(source: Jacqueline Sauvage et l’habile compromis de la grâce présidentielle | Chroniques judiciaires)

Concrètement, ce geste exceptionnel "lui permet de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle", selon l'Elysée.

Jacqueline Sauvage ne sortira pas de prison avant septembre 2016, estime Etienne Noël. Les conditions de cette libération peuvent aussi être très variables: en cas de libération conditionnelle, Jacqueline Sauvage pourrait se voir obligée de porter un bracelet électronique, vivre sous un régime de semi-liberté ou bien bénéficier d'un placement à l'extérieur.

(source: Après la remise gracieuse, encore des mois de prison pour Jacqueline Sauvage - L'Express)