Georges Schehadé (2 novembre 1905 - 17 janvier 1989)

Né à Alexandrie cet auteur libanais appartient aussi bien à la littérature française qu'à la littérature libanaise d'expression française.

Poète, il fut découvert à l'âge de 20 ans par Saint-John Perse qui l'a publié dans "Commerce".

Après les jeux verbaux, étincelants et aigus, de L'Écolier Sultan, recueil de jeunesse publié seulement en 1950, après Rodogune Sinne, bref récit aux irisations surréalistes, Schehadé, avec les Poésies (1951), se révèle comme l'un des grands lyriques de sa génération.

Son poème, d'une forme courte et dense mêle les visions d'un Orient sans âge aux intuitions de la rêverie la plus pénétrante.

Dans sa parole qui chante avec ampleur, l'éclair a pour miroir un monde de rosée.

Son théâtre, l'un des plus originaux de ce temps, est le prolongement naturel de sa poésie, dans ses deux tentations contradictoires et, paradoxalement, complémentaires : humour et lyrisme.

Après Monsieur Bob'le (1951), Schehadé a poursuivi la même quête d'une impossible pureté et le même déchirant réquisitoire dans La Soirée des proverbes (1954), Histoire de Vasco (1957),

Les Violettes (1960) et Le Voyage (1961), L'Émigré de Brisbane (1967). Il a reçu en 1986 le Grand Prix de la francophonie décerné par l'Académie française.


Georges Schehadé meurt à Paris, sa tombe se trouve au Cimetière du Montparnasse.

source

 

citation extraite de Poésies

"

Un corbeau parle sur la montagne
Ma mère en son pays se souvenait
Quelle pourriture ou quelle nacre
Si jamais je reviens ô fontaine
Si l'ombre d'un arbre me conserve son jour"

Poésie III
XVII

 

 

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