Notes de lectures, de web, et d'audition d'emission France-Culture sur témoignage conséquences de harcèlements scolaires

 

1) note de lecture de l'émission:

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5036079

Au sujet du témoignage de la maman de Marion (suicide février 2013), écouter le podcast, je ne ne l'ai pas transcrit en note

Au sujet du témoignage d'un élève maintenant adulte qui a subi un fort harcèlement tant en collège qu'ensuite en nécole professionnelle, voici mes notes:

 

COLLEGE
jeux et brimades exercés par les élèves à son encontre

- mise à poil
- volée de coups
- vol ou dissimulation de lunettes
- moqueries et collibets
- racket

conséquences:
- déni des parents lorsqu'il leur en parle ou l'évoque
- peur
- sentiment de culpabilité
- repli dans l'écriture
et le chant


école professionnelle après le collège
jeux et brimades exercés par les élèves à son encontre

- remarques habituelles (moqueries, collibets, surnoms)
- vol de lunettes
- claques derrière la tête
- vol de téléphone (3 fois)

lorsque découverte de sa bisexualité par les  élèves qui avaient volé le 3ème portable:
- homophobie délirante (surnoms, tags sur les murs de l'établissement)
- menaces de mort pendant BEP donc abandon des épreuves, donc pas de diplôme
- coups en classe et sur le trajet  (à pied, transports publics)


conséquences:

- repli dans lectures et relativisation donc déni personnel
- mutilations scarifications, addiction à ce mode d'auto-punition
- ronger les ongles jusqu'au sang


accélération subite des processus:

- traitement médical commencé mais inefficace => alcool, médicaments, drogue, addiction
- évènement déclanchant de l'accélération: pleurs devant prof qui écoute => mal-être de la victime
- mal-être =>TS mais envoyé à l'infirmerie, ambulance, hôpital
- internement contre son gré, sortie au bout de 2 semaines sans guérison
- retour au lycée mais aucun changement d'attitude à son égard
- retour à la maison, en repos pendant 3 mois
la réaction de l'école: pas faire de "bulles"
- conseil de discipline où l'on ne veut pas de sa présence (laver le linge sale en famille) cependant reçoit gain de cause = renvoi des élèves accusés (c'est une douce peine par rapport aux sanctions véritablement encourues-voir plus bas dans rappel- notemment parce qu'il avait reçu des menaces de mort! si la victime avait déposé plainte, ce dont il a été dissuadé par intimidation!)
- obtention bac avec mention (heureusement!)


Conclusions;

se laisser faire n'est pas bon
il faut "répliquer"

les aides indispensables reçues:
- noyau d'amis acquis à sa défense
- mouvement: jeunesse communiste, qui l'aide à prendre confiance en lui

le silence tue
la parole est une arme
mais il faut un noyau autour de la victime c'est indispensable pour s'en sortir

 

références:

http://www.franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre-harcelement-en-milieu-scolaire-2015-05-18


http://www.franceculture.fr/oeuvre-marion-13-ans-pour-toujours-de-nora-fraisse

le manifeste:
http://www.francetv.fr/temoignages/harcelement-scolaire/

 

2) des adresses web:

http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/quest-ce-que-le-harcelement/quest-ce-que-le-harcelement-en-milieu-scolaire/

http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/actualites/plans-de-prevention-du-harcelement/

http://eduscol.education.fr/cid55921/le-harcelement-scolaire.html

http://www.education.gouv.fr/cid86060/agir-contre-le-harcelement-a-l-ecole.html#Que_faire_face_au_harcelement

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F31985.xhtml


3) Ressources pour appeler au téléphone: Accueil des jeunes ou des parents, victimes ou témoins de harcèlement à l’école.

 

Téléphone

n° appel national: 0808 807 010 (service d'aide aux victimes)
Accueil des jeunes ou des parents, victimes ou témoins de harcèlement à l’école.

appel gratuit depuis un téléphone fixe et portable
service ouvert tout au long de l'année, sauf les jours fériés
du lundi au vendredi de 9h à 18h


Jeunes violence écoute

Pour une aide aux mineurs victimes

Écoute et orientation des jeunes victimes ou témoins de violences (racket, violences physiques et verbales, agressions sexuelles...). Informations et conseils adaptés aux situations.

Service également accessible aux parents et professionnels. Appels anonymes.

Par téléphone : 0 808 80 77 00 (gratuit depuis un poste fixe ou un portable)
7 jours/7 (sauf les jours fériés) de 10h à 22h

 

Net écoute (harcèlement en ligne)

 Pour poser vos questions de façon anonyme et confidentielle sur le harcèlement en ligne.

Par téléphone : 0820 20 00 00
Appel gratuit

Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h

 

4) Des actions?

http://www.ifac.asso.fr/Harcelement-en-milieu-scolaire,788

Le harcèlement à l’école n’est pas un phénomène mineur. Selon la première enquête nationale de victimation, il concerne plus de 10% d’élèves de primaire et de collégiens.
Le harcèlement se traduit par la répétition d’une violence verbale, physique et psychologique commise à l’encontre d’un élève ou d’un membre de l’équipe éducative.
Caractérisés par une véritable intention de nuire, les actes de harcèlement détériorent le climat scolaire et impactent durablement sur la construction de l’identité des jeunes.

L’action de l’Ifac s’inscrit pleinement dans la politique éducative de lutte contre le harcèlement initiée à l’issue des Assises nationales en mai 2011 et s’attache, de manière ludique, à prévenir et combattre le harcèlement sous toutes ses formes.

Public concerné:
Action adaptée à partir de 9 ans.

télécharger un document pdf
http://www.ifac.asso.fr/IMG/pdf/SACI-FCA1504-HMS-WEB.pdf


5) Quelques rappels importants:


Violences:

Au vu de leur gravité, les faits peuvent être qualifiés de violences volontaires. Ces violences peuvent être aussi bien physiques que psychologiques (brimades, humiliations...).

Les violences scolaires sont punies qu'aillent été commises au sein ou aux abords des établissements.

le mineur victime de telles violences peut porter plainte jusqu'à ses 38 ans.


Provocation au suicide


L'auteur d'une provocation au suicide, s'il est âgé de 13 à 17 ans, risque une amende voire une peine de prison. Pour être sanctionnée, cette provocation doit avoir été suivie du suicide ou d'une tentative de suicide de la victime.


Menaces de mort

Une menace de mort réitérée et/ou matérialisée par un écrit, une image ou tout autre support peut être punie, si l'auteur est un mineur de plus de 13 ans, de :
1 an et demi de prison et 7 500 €.

Les peines maximales sont aggravées si l'auteur est majeur :
3 ans de prison, 45 000 € d'amende.

 Responsabilité des parents des auteurs

Les parents des auteurs mineurs sont responsables civilement des actes de leur enfant même s'il a plus de 13 ans.