Se fouetter?

un acte de santé salutaire:

mais avec des ORTIES!

pour des questions de santé, de circulation sanguine
lorsqu'on a des tempéraments arthritiques, ou asthmatiques et que le sang doive circuler pour qu'on s'en trouve mieux

rien de tel que l'ortie pour soulager ou soigner l'arthrite, l'arthrose, les rhumatismes, la sciatique, la névrite, le lumbago, la fièvre typhoïde, les crises d'apoplexie, l'aménorhée, ça remplace même le viagra!

variante: la frottée à l'ortie

car cette plante contient de l’acide formique, acétique, gallique mais également des flavonoïdes, de l'histamine, de la sérotonine

Bon, il faut pouvoir supporter l'épreuve!

ce sont en tous cas remèdes anciens


[parole de bruja (ou d'herboriste)
donnée en confidence!]

FLEURDATLAS

 

se fouetter, c'est chrétien ça?

 L'église ne préconise et ne soutient que la doctrine de la foi, les sévices corporels n'en font pas partie

L'autoflagellation catholique est née au IVème siècle et elle s'inspire non pas des enseignements du Christ qui n'a jamais préconisé ceci, mais de la philosophie platonicienne.
L'imagerie catholique représente parfois saint Jérôme avec une espèce de martinet composé de cinq ou six petites lanières agrémentées de morceaux de fer ou de plomb. Aucun document historique n'autorise cette représentation; la forme même de l'instrument semble indiquer une invention du Moyen Âge.
Cette pratique connut des excès au XIIIème siècle et le Vatican fit interdire le mouvement des flagellants en 1261.
Pour justifier ces pratiques auxquelles ils tenaient cependant, des théologiens élaborèrent plusieurs théories. Quelques spécialistes allèrent jusqu'à privilégier une approche neurobiologique: selon eux, la douleur externe a tendance à réduire la conscience de soi et le sentiment d'individualité -ce qui peut donner l'impression d'être plus proche de Dieu.
Alors les flagellations publiques continuèrent jusqu'à la fin du XVIIIème siècle et les autoflagellations privées connurent une apogée au XIXème siècle, dans les recommandations de Lacordaire. Certains s'y adonnent encore. Mais la pratique s'est faite plus rare dans les années 1960 (après le Concile de Vatican II), et les fidèles en parlent rarement en public.
Officiellement, l'Eglise catholique ne préconise pas l'autoflagellation.

(digest rapide de l'historique de la flagellation)

 

Vous avez dit doctrine?

et la piété alors?

(partie d'article écrite par Fleurdatlas et DJM)


L'autoflagellation, la flagellation publique, comme d'autres oeuvres de pénitence: silice et discipline (= fouet) ne sont pas des pratiques préconisées et souhaitables dans l'église et par l'église.
A plusieurs reprises ces pratiques furent pointées, interdites, déconseillées, en tous cas pas vraiment encouragées par les plus hautes autorités compétentes, elles ne font pas partie de la doctrine de l'église, qui seule est la référence de ce qui est à croire et à pratiquer.

Si des personnes, et non des "autorités" en tant que telles les ont soit pratiquées, soit recommandées  c'est parce qu'elles font partie de ce qu'on nomme piété "populaire", d'ordre privé, non inspirée par le christianisme, sur ce point la Bible est claire (Hébreux 10:12): le Christ a accompli une fois pour toutes ce qu"on appelle "sacrifice" et en effet lui a subi flagellation, couronnement d'épines et crucifiction. Il n'est demandé à personne de reproduire ces horribles souffrances, ni en pénitence, ni pour se sanctifier, ni pour en sanctifier d'autres. Ce qui est appelé Salut est déjà totalement accompli, la conduite du chrétien s'aligne à l'imitation de l'enseignement et l'exemple donné par le Christ, dans l'esprit de ce qu'il fait et dit et non pas dans la lettre, sinon, chaque chrétien devrait naître dans une étable, vivre l'exode, faire une fugue à l'âge de 12 ans, devenir charpentier, transformer de l'eau en vin, multiplier des pains et des poissons, marcher sur les eaux, etc, etc...
pas plus il est demandé à un chrétien de ressusciter des morts, de chasser des légions de démons dans des troupeaux de porc, de parler en paraboles, d'apprendre l'araméen pour le parler, ou de se faire circoncire (pour les hommes)
pas plus il lui est demandé de reproduire sur lui les sévices d'une justice expéditive et aveugle qui conduit le Christ à la mort.

Le martyre chrétien c'est le témoignage et non la mort atroce (martyre veut dire témoignage littéralement)

si à certaines époques et aussi par le fait même actuel de guerres de religions des personnes sont "martyrisées" = torturées, ce n'est donc pas ce martyre qui est l'objet de la foi et son expression, mais bien le fait d'affirmer un message de foi auquel le croyant souscrit fermement (Jésus est Messie, Seigneur et Sauveur) et de vivre en conformité avec ce message et la personne du Christ, c'est-à-dire de pratiquer effectivement l'amour, la charité, la louange (prière où l'on fait action de grâce = remercier Dieu, et où on fait acte d'adoration = on reconnaît que Dieu est Dieu) et l'intercession (prière de demande en faveur de).

Le sacrifice que le chrétien fait c'est de s'offrir lui-même pour être une humanité de surcroit à Dieu, c'est-à-dire: des yeux, des mains, un coeur, une intelligence pour qu'il (Dieu) soit par lui (l'homme) à l'oeuvre dans le monde, au milieu de l'immense foule des hommes qui sont tous ses semblables, sans distinction de sexe, âge, race, croyances et philosophies.

Le chrétien c'est un ouvrier parmi d'autres ouvriers, pas une personne qui se mortifie en s'autopunissant, c'est une personne qui agit sous l'inspiration et avec l'aide de l'Esprit saint. Chacun est unique, chacun a sa voie à poursuivre, imiter à la lettre un autre, ce n'est pas une attitude chrétienne, l'Esprit Saint ne produit que de la nouveauté.