Avant de retrouver tout ce qui était blogué sur unepassante, dédié à ma danseuse préférée: Isadora Duncan et aux mouvements de danse libre du début du XXème siècle, je remets cette vidéo

 

elle a deux vertus principales:

- une histoire déjantée mais cependant dans l'ensemble respectant la trame de la vie d'Isadora

- une diction parfaite qui permet même de comprendre totalement le commentaire anglais, sans avoir besoin de voir les images

c'est dire!

 

 

 

 

Notes sur Ken Russell:

 

Avant de devenir cinéaste, Ken Russell a d’abord été marin en 1945 et danseur au Ny Norsk Ballet en 1950. Il s’est ensuite rapproché du milieu du cinéma en s’essayant à la photographie et au métier d’acteur à partir de 1951. Il effectue ses premières réalisations en tant que cinéaste amateur à la fin des années 50, notamment avec le court métrage Amelia and the Angel.

Ken Russell entre ensuite à la BBC-TV et y tourne ses premiers téléfilms, notamment Isadora Duncan qui porte sur la célèbre danseuse russe inventrice de la danse moderne.

Alors que le cinéma britannique est dominé par les œuvres aristocratiques et les films à costumes, Ken Russell se démarque complètement de ses contemporains pour son style baroque, son esthétique flamboyante et son discours subversif. Ses films dérangent profondément l’opinion publique et sont interdits aux plus jeunes spectateurs.

Par la suite, le cinéaste tourne des biopics sur des artistes célèbres, délaissant le vrai pour une vision complètement subjective, fantasmée et hallucinatoire.

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les Diables (1971), divagation sur l’affaire des possédées de Loudun avec Alan Bates dans le rôle du libéral curé Urbain Grandier. La vision de Louis XIII en travelo de Las Vegas déconcerta plus d’un critique et médusa les historiens. Les Diables compile jusqu’à l’étouffement les arcanes du style Russell : beaucoup d’esbroufe et d’outrances, une forte fragrance pédé-sexuelle, typique d’une excentricité made in Britain (goût du mauvais goût et ambiguïté), dont on retrouvera des scories dans les films historico-hystériques de Derek Jarman (Edward II,Wittgenstein) qui fut assistant décorateur sur le tournage des Diables. Des scènes de sexe explicite entre bonnes sœurs vaudront aux Diables d’être censuré dans moult pays dont les Etats-Unis.

Au fil des années 80, la folie douce de Ken Russell se perd et tarit.

 

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