Séquence de la "Suspension ethéréenne", illusion célèbre de Robert-Houdin, telle qu'elle était présentée dans le téléfilm de l'ORTF en 1966 ("Monsieur Robert-Houdin")
Réalisation : Robert Valey et Michel Seldow.
Robert-Houdin était interprété par Marcel Cuvelier. 

 

 


Robert-Houdin-extrait rare-1966 by robert-houdin

 

 

autres films ou extraits:

 

 

Jean-Eugène Robert-Houdin, né à Blois le 7 décembre 1805 et mort à Saint-Gervais-la-Forêt le 13 juin 18711, est le plus célèbre illusionniste français du XIXe siècle, surnommé le « rénovateur de la magie moderne ». Considéré comme l'un des plus grands illusionnistes et prestidigitateurs de tous les temps, à l'origine de presque tous les « grands trucs » de la magie actuelle, c'était aussi un grand constructeur d'automates.

Robert-Houdin s'intéresse à tout ce qui touche aux sciences et dépose de nombreux brevets. On lui doit les appareils permettant de mesurer les « touches » des escrimeurs, le taximètre, des appareils électromécaniques de contrôle à distance, certains instruments d’ophtalmologie.

 

Mission de Robert Houdin en Algérie

 

François-Édouard de Neveu, chef du bureau politique à Alger, adjoint du général Randon, le tire de sa semi-retraite pour aller faire une tournée dans la colonie algérienne entre octobre et novembre 1856. Il a pour mission de montrer aux Algériens que les marabouts ne possèdent pas plus que lui de pouvoir inspiré de Dieu et qu'ils ne sont que des usurpateurs, de faux prophètes. Fomenteurs de révoltes dans les villages kabyles contre le colonisateur, les marabouts inquiétaient beaucoup le gouvernement français. Robert-Houdin raconte :

    « Il fut convenu que je serais rendu à Alger pour le 27 septembre (1856), jour où devaient commencer les grandes fêtes que la capitale de l'Algérie offre annuellement aux Arabes. Je dois dire aussi que ce qui influença beaucoup ma détermination, ce fut de savoir que la mission [...] avait un caractère quasi politique. [...] On n'ignore pas que le grand nombre des révoltes [...] ont été suscitées par des intrigants qui se disent inspirés par le Prophète, et qui sont regardés par les Arabes comme des envoyés de Dieu sur la terre, pour les délivrer des [...] roumi (chrétiens). Or, ces faux-prophètes, ces saints marabouts qui, en résumé, ne sont pas plus sorciers que moi, et qui le sont encore moins, parviennent cependant à enflammer le fanatisme de leurs coreligionnaires à l'aide de tours de passe-passe aussi primitifs que les spectateurs devant lesquels ils sont présentés.»

le magicien Robert-Houdin en Algérie 1856

Dans les jours précédant son départ pour les douars des tribus kabyles, Robert-Houdin est convié au palais du gouverneur où sont présents une trentaine de dignitaires arabes qui lui adressent un salam alikoum révérencieux, annonciateur de respect sinon d'allégeance. Un document officiel portant les cachets des chefs de tribus lui est remis. La conclusion de ce texte ne prête à  aucune équivoque : " [...] Nous devons abaisser nos fronts devant lui et lui rendre hommage, tant que la pluie bienfaisante fécondera la terre, tant que la lune éclairera les nuits, tant que les nuages viendront tempérer l'ardeur du soleil. Ecrit par l'esclave de Dieu. " Mission quasi accomplie pour le mage Houdin puisqu'une nouvelle campagne militaire sera menée en Kabylie en 1857, scellant la fin de la conquête de l'Algérie.

 

Anecdotes