Blanche du Breuil  (1418)
Histoire de Berry contenant tout ce qui regarde cette province et le diocèse de Bourges, la vie et les éloges des hommes illustres, et les généalogies des maisons nobles tant de celles qui sont éteintes que de celles qui subsistent à présent, par GaspardGaspard Thaumas de La Thaumassière, Billaine - 1689

références: http://princesskdj.typepad.com/blog/2010/10/histoire-de-berry-google-livres.html

 

une description (anonyme) d'une comtesse du Breuil:

C'était une superbe femme blonde, elle aimait à relever ses cheveux en chignon, et se parer de sobres mais coûteux bijoux à dominante diamants et rubis. Pour la parade elle s'habillait de brocards de soie fine dorée et de fourrures de martre blanche.

 

 

en proposant cette description à google, il m'a été donné plusieurs références, dont

1) un livre des Goncourt (l'intégralité du livre se trouve ici: http://freresgoncourt.free.fr/texfemmeau18e/texte.htm)

dont voici un extrait "édifiant"!

Le mari auquel la famille jetait brusquement la jeune fille, cet homme aux bras duquel elle tombait n'était pas toujours le mari répugnant, gros financier ou vieux seigneur, le type convenu que l'imagination se figure et se dessine assez volontiers. Le plus souvent la jeune fille rencontrait le jeune homme charmant du temps, quelque joli homme frotté de façons et d'élégances, sans caractère, sans consistance, étourdi, volage et comme plein de l'air léger du siècle, un être de frivolité tournant sur un fond de libertinage. Ce jeune homme, un homme après tout, ne pouvait se défendre aux premières heures d'une sorte de reconnaissance pour cette jeune femme, encore à demi vêtue de ses voiles de jeune fille, qui lui révélait dans le mariage la nouveauté d'un plaisir pudique, d'une volupté émue, fraîche, inconnue, délicieuse. Cependant des tendresses jusque-là refoulées s'agitaient et tressaillaient dans la jeune femme. Elle était troublée, touchée par je ne sais quoi de romanesque. Elle croyait entrer dans ce rêve d'une vie tout aimante, toute dévouée qui avait tenté et charmé au couvent son imagination enfantine. Le mari de son côté, flatté de tout ce travail d'une petite tête qui se montait, de cette fièvre charmante de sentiments dont il était l'objet, le mari se laissait aller à cette jeune adoration qui l'amusait ; et il encourageait avec indulgence le roman de la jeune femme. Mais quand toutes les distractions des premières semaines du mariage, présentations, visites, petits voyages, arrangements de la vie, de l'habitation, de l'avenir, étaient à leur fin, quand le ménage revenait à lui-même et que le mari, retombant sur sa femme, se trouvait en face d'une espèce de passion, il arrivait qu'il se trouvait tout à coup fort effrayé. Il n'avait point pensé que sa femme irait si vite et si loin : c'était trop de zèle. Homme de son siècle, mari de son temps, il aimait avant tout «le petit et l'aimable des choses». Que venait faire la passion dans son ménage ? Il n'y avait point compté. Elle ne convenait ni à son caractère, ni à ses goûts. Elle n'était point faite d'ailleurs pour les gens nés et élevés comme lui. Puis quelle terreur, quelle gêne, quelle atteinte à sa liberté, à son plaisir, l'attachement exalté, jaloux, inquiet, les mines, les bouderies, les exigences, les interrogations, les espionnages, l'inquisition à toute heure, les scènes, les larmes, les déclamations! L'ennui de la découverte était grand chez un homme marié déjà depuis quelques mois et sollicité au plus tard, à la fin du premier, par la vie de garçon qu'il avait enterrée à un souper de filles, tiraillé par ses vices de jeune homme, par les souvenirs, l'appétit des vieilles habitudes, la monotonie d'un bonheur qui n'était pas relevé de coquinerie!

Un peu honteux, et tout cela l'échauffait, il tâchait cependant d'être poli avec ce grand amour de sa petite femme, et à ses plaintes il répondait avec une ironie câline et une indifférence apitoyée, prenant le ton dont on use avec les enfants pour leur faire entendre qu'ils ne sont pas raisonnables. Puis il se faisait plus rare auprès d'elle ; il disparaissait un peu plus apparemment chaque jour de la maison conjugale. La femme alors, la nuit, à quatre heures du matin, brisée d'insomnie et écoutant sur son lit, entendait rentrer le carrosse de Monsieur ; et le pas du mari ne venait plus à sa chambre :il montait à une petite chambre, auprès de là, qui lui donnait la liberté de ses nuits et de ses rentrées au jour, parfois, comme il arrivait alors, à la sonnerie de l'Angelus. Le matin, la femme attendait. Enfin, à onze heures, Monsieur faisait demander cérémonieusement s'il pouvait se présenter. Reproches, emportements, attendrissements, il essuyait tout avec un persiflage de sang-froid, l'aisance de la plus parfaite compagnie. La femme au sortir de pareilles scènes se tournait-elle vers ses grands-parents ? Elle était tout étonnée de les voir prendre en pitié sa petitesse d'esprit, et traiter ses grands chagrins de misères. Sur la figure, dans les paroles de sa mère, il lui semblait lire qu'il y avait une sorte d'indécence à aimer son mari de cette façon. Et au bout de ses larmes, elle trouvait le sourire d'un beau-frère lui disant : «Eh bien! prenons les choses au pis : quand il aurait une maîtresse, une passade, que cela signifie-t-il ? Vous aimera-t-il moins au fond ?» À ce mot, c'étaient de grands cris, un déchirement de jalousie. Le mari survenait alors et glissait en ami ces paroles à sa femme : «Il faut vous dissiper. Voyez le monde, entretenez des liaisons, enfin vivez comme toutes les femmes de votre âge.» Et il ajoutait doucement : «C'est le seul moyen de me plaire, ma bonne amie (61).»

 

2) Manette Salomon, un livre intégralement diffusé (http://www.archive.org/stream/manettesalomon00goncgoog/manettesalomon00goncgoog_djvu.txt)

dont je relève, bien amusante, cette scène:

— Qui est-ce qui a vu le Premier baiser de Chloéy de Brinchard,  qui est exposé chez Durand Ruel? demanda Garnotelle.
— Moi... C'est d'un réussi,dit Anatole. Ça m'a rappelé le baiser d'Houdon...
— Oh! un baiser! lança Chassagnol. Ça, un baiser! celte machine en bois! Un baiser, ça?  Un baiser de ces poupées antiques qu'on voit dans une armoire au Vatican, je ne dis pas...  Mais un baiser vivant, cela?
Jamais! non, jamais! Rien de frémissant... rien qui montre ce courant électrique  sur les grands et les petits foyers sensibles... rien qui annonce la répercussion de  tendre embrassement dans tout l'ètre... Non, il faut que le malheureux qui a fait cela  ne se doute pas seulement de ce que c'est que les lèvres...  Mais les lèvres, c'est revêtu d'une cuticule si fine qu'un anatomiste a pu dire  que leurs papilles nerveuses n'étaient pas recouvertes, mais seulement gazées, gazées,  c'est son mot, par cet épiderme... Eh bien! ces papilles nerveuses, ces centres
de sensibilité fournis par les rameaux des nerfs trijumeaux ou de la cinquième paire,  communiquent par des anastomoses avec tous les nerfs profonds et superficiels de la tête  s'unissent, de proche en proche, aux paires cervicales, qui ont des rapports avec le nerf  intercostal ou le grand sympathique, le grand charrieur des émotions humaines au plus  profond, au plus intime de l'organisme... le grand sympathique qui communique  avec la paire vague ou nerfs de la huitième paire, qui embrasse tous les viscères  de la poitrine, qui touche au cœur, qui touche au cœur!
— Neuf heures et demie... Je me sauve, dit Coriolis.
— Je m'en vais avec toi, fit Anatol, et, sur la porte, son geste appela Garnotelle,  comme s'il lui disait :
Viens donc!
Garnotelle voulut se lever, mais Chassagnol le fit rasseoir, en le prenant par un bouton  de sa redingote, et il continua à lui exposer la circulation de la sensation du baiser  d'une extrémité à l'autre du corps humain.


 

3) ce dictionnaire d'expressions et de mots traduits en chinois: http://www.sfc.wide.ad.jp/~tu-ka/weblog/fr.txt

ce qui peut toujours être utile

 

4) cette liste des mots français classés par ordre alphabétique: http://hidouci.esi.dz/algo/dico.txt

et en tenant compte des formes pronominales des verbes

ce qui peut être une excellente référence pour les professeurs (liste toute faite dans laquelle puiser les mots à apprendre pour les bien orthographier)

j'explique un peu: pour obtenir les mots du jour à étudier, prélever simplement la portion utile en ôtant les mots  qui ne seraient pas nécessaires à voir ou revoir, reformater au besoin dans word par exemple et le tour est joué!

 

exemple:

 

s'auscultait

s'ausculte


saussaie


saut

sautai

sautais


saut-de-lit

saut-de-loup

saut-de-mouton


saute

sautelle

saute-mouton


sauter

sauterai


sautereau

sauterelle

sauterie

sauternes

saute-ruisseau

sauteuse


sautillai

sautillais

sautille

sautillé

sautillement


sautiller

sautillerai


s'autodétermina

s'autodéterminaient

s'autodéterminait

s'autodéterminant

s'autodéterminassent

s'autodéterminât

s'autodétermine

s'autodéterminent

s'autodéterminera

s'autodétermineraient

s'autodéterminerait

s'autodéterminèrent

s'autodétermineront


s'autofinança

s'autofinançaient

s'autofinançait

s'autofinançant

s'autofinançassent

s'autofinançât

s'autofinance

s'autofinancent

s'autofinancera

s'autofinanceraient

s'autofinancerait

s'autofinancèrent

s'autofinanceront


s'autoguida

s'autoguidaient

s'autoguidait

s'autoguidant

s'autoguidassent

s'autoguidât

s'autoguide

s'autoguident

s'autoguidera

s'autoguideraient

s'autoguiderait

s'autoguidèrent

s'autoguideront


sautoir


s'automatisa

s'automatisaient

s'automatisait

s'automatisant

s'automatisassent

s'automatisât

s'automatise

 

(Hidouci est un enseignant, voir sa page: http://hidouci.esi.dz/liens.html

utile aux programmateurs

et sa page générale ici: http://hidouci.esi.dz/

voilà ses intérêts:

"Je m'intéresse aussi à tout ce qui touche au domaine de la programmation.

Je m'intéresse aux bases de données post-relationnelles, et parallèles, aux réseaux d'ordinateurs notamment l'administration des services, ainsi qu'aux systèmes Unix libres,

je travaille, dans le cadre du projet de recherche SD2M sur les structures de données orientées vers les environnements distribués et mobiles. Ce projet fait suite à mon travail de thèse réalisé au sein du projet Act21 sur les systèmes de bases de données parallèles en RAM.")