Être présent

Etre communicant c'est être ouvert. C'est aussi être présent. Quoi de plus inefficace et de plus désagréable que de parler à quelqu'un qui est physiquement là mais dont l'esprit s'est enfui.

Bien sûr être présent signifie qu'il faut être ici dans l'espace et maintenant dans le temps. Mais ce mot a un autre sens qui paraît n'avoir aucun rapport... en fait il décrit exactement l'état communicant : le mot "présent" signifie aussi "cadeau".


                Être présent,
                c'est être cadeau


Nous sommes dans l'état communicant quand nous sommes capables de considérer que nous sommes un cadeau pour l'autre et que l'autre est un cadeau pour nous. Cette attitude va bien avec la considération qui signifie (co-sidéral) tous les deux des étoiles! Seulement de jolis mots ? Bien plus que cela, sans rien exagérer ils définissent l'état communicant. Si nous ne sommes pas cadeaux et n'avons pas de considération, nous ne serons que relationnels avec tout ce que cela comporte de vulnérabilité et de confusion et de risques d'incompréhension.


                 Donner et recevoir de l'attention

Dans cet état communicant nous allons donner et recevoir de l'attention (réservé aux individus) plutôt que de l'intérêt (réservé aux choses).

Il s'en suivra une qualité exceptionnelle des échanges dans laquelle il y aura ouverture sans vulnérabilité, proximité sans fusion, sensibilité sans affectivité.

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Impact des jugements.  

Jugement sur l'interlocuteur:
Dès que la réponse de l'autre nous conduit à porter un jugement sur lui, il y a rupture et il ne répondra plus. C'est un dépassement du seuil de ce que nous sommes capables d'entendre. Nous devenons alors indiscrets.

Mais il y a un autre type de jugement venant de nous. Il est encore plus subtil car il semble source d'apaisement alors qu'il est destructeur: c'est le jugement de ceux dont l'autre se plaint!

Jugement sur ceux dont il se plaint:
Si nous portons un jugement sur ceux dont il se plaint... nous arrivons aussi à un seuil d'indiscrétion et basculons de la communication vers la relation. Nous voyons fréquemment cela quand quelqu'un se plaint de son conjoint. Il a envie qu'on entende sa douleur mais pas qu'on juge la personne avec qui il a fait sa vie (même s'il semble le demander).

C'est encore plus courant chez un enfant battu par ses parents. Il veut qu'on entende sa douleur, qu'on le protège... mais pas qu'on juge ses parents. C'est une des grandes raisons de leur difficulté à parler de leur souffrance.

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