c'est un travail qui m'a été "commandé" par des éducateurs et que je dois "rendre" jeudi prochain

je vais bloguer ici tout ce qui se rapporte à mes recherches

vous pouvez m'aider en me donnant  (via les coms) vos tuyaux personnels et url préférées à ces sujets, merci


RECHERCHES:

 

1) faux amis: (sources: expériences persos éducatrices nombreuses)

 

vilain (e) ne signifie pas méchant (e) ou agité (e) ou dissipé (e)

mignon (ne) ne signifie pas gentil (le) ou tranquille ou sage

 

vilain signifie habituellement et actuellement: laid, pas beau, mais

étymologiquement il signifie "paysan"

celui qui est un "vilain" n'a pas des manières raffinée de l'aristocratie, c'est un "rustre"

 

mignon  signifie menu, délicat, gracieux, aux formes souvent douces et fines ou bien enfantines.

les bébés, les bébés animaux sont qualifiés de mignons

au XVI siècle, le mignon est le favori du roi (connotation homosexuelle uniquement à partir d'Henri III époque calviniste opposée à toute frivolité et toute attitude efféminée)

 

gentil signifie faisant le bien, un noble (gentilhomme)

celui qui est gentil a de nobles manières

étymologiquement: de la race des... de la famille de ...

les "gentils" dans la bible désignaient génériquement les peuples non-juifs

péjorativement ou ironiquement gentil pourra signifier simplet

 

le contraire de sage est dissipé

 

le contraire de tranquille est agité

 

En présence de comportement d'enfants il est recommandé de ne pas utiliser du tout les mots de "vilain" ou de "mignon"

mais le mot qui désigne le véritable comportement

dissipation, agitation, excitation, expansivité, extraversion, gourmandise, manque de discrétion ou de tenue, manque de respect, colère, méchanceté, jalousie, maladresse, passivité, impolitesse, insolence, désobéissance, révolte, peur, souffrance, caprice etc...

 

il est toujours recommandé de ne pas confondre la personne et son comportement

 

on ne dira pas "Paul, tu es capricieux, tu es un vilain! "

mais "Paul, tu as fait un caprice, ton attitude n'est pas bonne et je ne la tolère pas"

 

source de ce qui est ci-dessus: KNTHMH et les dictionnaires à sa disposition

 

L’acte et  son auteur

Pour parvenir à valider la raison, il convient de différencier l’acte et son auteur. L’acte, c’est «la chose» produite par l’auteur. L’auteur c’est «le quelqu’un» qui produit « la chose ».
 

source

 

2) sanctions (dans l'ordre croissant) retenues envers un agent de l'éducation (sources BO éducation nationale)

l'avertissement
le blâme
l'exclusion

 

3) définitions diverses: (sources dictionnaires)


remontrance, nom féminin
Sens  Reproche. Synonyme sermon

Discours par lequel on représente à quelqu’un les inconvénients d’une chose qu’il a faite ou qu’il est sur le point de faire

des synonymes: admonestation, avertissement, blâme, critique, objurgation, observation, remarque, réprimande, reproche, semonce, sermon.


blâme: réprimande, semonce, sanction disciplinaire

semonce: Avertissement mêlé de reproches fait par quelqu’un qui a autorité

sanction: Juste punition consistant par exemple à réprimander amicalement

punition: Infliger une correction à quelqu’un; Sanctionner une faute par une peine


des synonymes: supplice, torture, châtiment, correction (coups), répression

 

4) punitions en vigueur le siècle dernier dans les établissements scolaires de certains pays (source wikipedia)

 Mesures vexatoires

Plus souvent utilisé dans le cadre de sanctions disciplinaires, le but est de faire honte à l'élève afin de le dissuader de recommencer. Les agissements répréhensibles de l'élève sont signalés à ses pairs - le jeune élève est "mis au coin" - ou à ses parents. Le port d'un bonnet d'âne, la "mise au piquet" avec un devoir accroché dans le dos faisaient partie de ces sanctions.

Devoirs supplémentaires

Un devoir supplémentaire est donné sur un thème (bavardages...). Cela peut être des lignes à recopier ou bien des exercices à faire. Il peut être éventuellement signé par les parents.
Retenue (ou colle)

Pratique scolaire visant à punir un élève en le retenant à l'école en dehors des heures de classe, la retenue, ou colle est très souvent associée avec une punition écrite donnée par le professeur. En France, la colle est le plus souvent mise en place au collège et au lycée, quasiment jamais dans les autres types d'établissement. Elle est interdite à l'école primaire où le maître qui retient un enfant en dehors des heures de classe engage sa responsabilité.

La colle est également appelée retenue.

Pendant une heure de colle, un enseignant ou un surveillant donne à l'élève un exercice supplémentaire à faire.

N.B. : Ne pas confondre avec le terme Khôlle (aussi noté colle ou encore khôle), qui désigne une interrogation orale en Classes Préparatoires en France, et qui ne constitue pas une punition.


Châtiment corporel


L'usage des châtiments corporels a longtemps fait partie des punitions scolaires. Dans certains pays, il est admis dans les limites du raisonnable, et même autorisé dans les écoles publiques. Dans d'autres, on considère qu'il s'agit d'une forme de maltraitance.

La Convention internationale des droits de l'enfant de 1990 précise que la discipline scolaire doit respecter la dignité de l'enfant[2].

Toutes formes de châtiments corporels sont interdits dans 18 pays européens en 2008 en 23 à travers le monde.

Aux États-Unis d'Amérique, le "paddle" ("rame" en anglais) est un mot employé pour désigner un instrument traditionnellement utilisé pour donner la fessée et encore utilisé de nos jours dans ce but dans les écoles de certains états. Il s'agit d'une planche de bois munie d'une poignée, et éventuellement trouée.

Les châtiments corporels et leur nocivité sont de plus en plus dénoncés même par des instances officielles dans de nombreux pays et par le conseil de l'europe  ainsi que leur inefficacité à long terme. Olivier Maurel a écrit un livre relativement connu en France sur ce sujet : "La fessée, questions sur la violence éducative" qui reprend des informations issues de recherches scientifiques.


 La sanction réparatrice


La punition ne pouvant être utile que si elle est comprise, certains éducateurs remplacent les punitions par des réparations : il s'agit par exemple de nettoyer ce qui a été sali, de formuler des excuses en cas d'insulte, etc.

 

5) convention (extraits de la convention)


Que nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

Les États parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique.

 

6) la maltraitance (source wikipedia)

La maltraitance désigne des mauvais traitements infligés à des personnes que l’on traite avec brutalité, rigueur ou sévérité. Ces victimes sont souvent dépendantes et sans défense. La maltraitance a fréquemment des conséquences durables sur la santé physiologique et psychique des victimes. De plus, les formes de maltraitance durant l'enfance que sont les coups et violences, l'excision, la circoncision ou les viols, ont bien souvent des conséquences majeures sur le développement des enfants et adolescents, ce qui se traduit à l'âge adulte dans des propensions inégales au bonheur ou aux souffrances, voire dans la reproduction de comportements violents, sur d'autres, ou sur soi-même. Mais de nombreuses études portant sur la France et le Canada montrent que seule une faible part des victimes d'une maltraitance pendant l'enfance sont eux-mêmes devenus des maltraitants, un point de vue non partagé par certains qui estiment que ces études ne prennent en compte qu'une partie de la violence (la violence reconnue).


l'agression la plus fréquente est l'insulte ou la menace verbale

violences diverses:


    * les violences physiques (coups voire blessures exercées avec des armes) peuvent mettre les victimes dans des situations de prostration complète, mais elles peuvent aussi ne donner aucune suite si les personnes sont engagées dans un projet où elles visent à se dépasser ;
    * les situations de privation (de nourriture, de soins, d'affection ou d'attention) peuvent conduire au désespoir et au refus de vivre mais, dans d'autres cas, elles peuvent ne pas entraîner de séquelles si une autorité a réussi à leur donner un sens ; la privation de ressources matérielles et d'argent pourra par exemple être ressentie comme des interdictions de jouir de l'existence ou, au contraire, pourra être comprise comme l'occasion inespérée de prouver au monde son élévation spirituelle ;
    * les violences psychologiques auront des implications complètement différentes selon l'emprise de la personne maltraitante sur la victime : des insultes d'un supérieur hiérarchique ou d'un ascendant pourront s'imprimer durablement dans la conscience de la personne qui aura subi de telles paroles dévalorisantes, alors que le dénigrement et le refus de tendresse d'un conjoint ou d'un parent pourront être considéré dans un autre contexte comme des jeux ou des façons paradoxales de témoigner son intérêt ;
    * les violences sexuelles (viol, agression et atteinte sexuelle, inceste), enfin, sont moins ambivalentes et conduisent le plus souvent à des sentiments d'humiliation, d'impuissance et de négation de soi pouvant aller jusqu'à la dépression et au suicide ; pourtant, dans certains cas, des femmes ont fait face à de telles expériences de maltraitance et les ont transformées en les considérant au niveau plus général de la situation du genre féminin (cf. par exemple King- Kong théorie de Virginie Despentes ou le livre de Anne Delabre sur Clémentine Autain).


la fessée

La fessée est un châtiment corporel consistant en une série de claques ou de coups administrés sur les fesses. Elle est essentiellement infligée aux enfants ainsi qu'aux adolescents. Cette pratique est interdite dans les établissements d'enseignement de nombreux pays.

La fessée est également une pratique érotique, parfois classée dans les pratiques sexuelles qui relèvent du sado-masochisme.
 

 Conséquences psychologiques de l'usage de la fessée en tant que correction:

Les conséquences ne sont pas immédiates et se répercutent à l'âge adulte, comme Alice Miller qui dénonce cette pratique, en expliquant que l'on a appris à nier la souffrance qui en résulte et donc que l'on croit encore que c'était fait pour notre bien et qu'il n'y avait pas de conséquences néfastes à cet acte :

"Il faut cesser de se servir des enfants comme d'un exutoire, permettant de se défouler légalement des affects accumulés. On croit encore souvent que de "légères" humiliations, du type claques ou fessées seraient inoffensives. Car, tout comme pour nos parents, cette idée nous a été inculquée très tôt dans notre enfance. Elle aidait l'enfant battu à minimiser sa souffrance, et par là, à la supporter. Mais sa nocivité se révèle précisément par cette large acceptation : puisque cela était supposé "ne pas faire de mal", à chaque génération des enfants ont subi ces humiliants traitements, et, de plus, ont jugé juste et normal de recevoir des coups. Paradoxalement, dans leur effort d'empêcher leurs enfants de devenir délinquants, les parents leur ont enseigné la délinquance en leur livrant des modèles violents."

 

(à suivre...)